Nous voilà parti pour la plus grande aventure de notre vie avec les enfants : direction le Congo pour y vivre!

Dire que tout à commencé par une erreur de casting! Nous en avions marre de courir partout en France et de ne plus avoir de temps pour la famille. Il faut dire que le rythme est soutenu entre le boulot, les enfants le soir, les repas, le ménage, l’entretien de la maison, du jardin et le pire : les embouteillages ! En plus, c’était une période compliqué pour Barbara post Covid car le télétravail était terminé et elle se retrouvait avec plus de 2h de trajet certains jours. Jules vivait aussi une période compliquée à l’école, nous étions au mois de Novembre et il avait déjà eu 4 instituteurs différents… Nous étions arrivés à un point de non retour et il fallait qu’on commence un nouveau projet loin de tout ça.
Tout est parti d’une offre d’emploi à laquelle j’ai postulé à 2h du matin pour aller à Pointe Noire dans le 242. Pour moi 242 = Guadeloupe et Pointe Noire est une ville que nous avions apprécié non loin de Dehaie. Quelle fut ma surprise quand le recruteur m’expliquait le lendemain matin que c’était au Congo en Afrique. Nous n’avions pas du tout imaginé aller en Afrique et encore moins au Congo. Il faut dire que pour la plupart des Européens le Congo = danger = guerre. Nous voilà donc partis pour regarder tout média qui pouvait nous renseigner sur le Congo et plus particulièrement la ville de Pointe Noire. Le risque était quand même grand car nous allions partir dans un Pays / Continent que nous ne connaissions pas du tout avec 2 enfants de 5 et 8 ans en lâchant nos boulots, notre maison et nos familles et amis. Je suis parti en éclaireur pendant 1 mois afin de voir si nous pouvions nous acclimater à la vie là bas et puis surtout savoir si mon profil allait correspondre aux besoins de la société.
Je me souviendrai toute ma vie de mon arrivée à l’aéroport et aux premières emmerdes du Pays. Il faut savoir qu’un nouveau se fait toujours bizuter! Ils cherchent la moindre petite faille pour récupérer de l’argent… Au début c’était mon vaccin pour la fièvre jaune qui avait un problème, on m’a gardé 15 minutes dans un petit bureau non climatisé puis au final c’était mon invitation qui n’était pas l’originale. Heureusement que mes futurs collègues sont venus à ma rescousse. Je dois avouer que la personne que j’ai remplacé m’a beaucoup aidé et m’a donné énormément d’astuces et de bons plans. En plus, il nous a facilité notre arrivé puisque nous avons gardé sa ménagère et racheté la plupart de ses affaires essentielles qu’il vendait de l’appartement. En gros j’ai eu droit à une arrivée clé en main avec tous les conseils importants pour la vie ici.
Mon souvenir le plus marquant fût le moment où je suis sorti à pied dans la rue pour aller acheter du jambon. Il fesait très chaud, les trottoirs étaient plein de sables et surtout je ne me sentais pas à l’aise. Le Congo étant un Pays pauvre, il y a souvent des enfants ou des mamans qui vous suivent en vous disant qu’ils ont faim. Ce qui est vrai car ils n’ont pas assez d’argent pour nourir toute la famille. Au début c’est très déroutant mais après on essaye de s’arranger pour donner un peu de nourriture lorsqu’on va faire les courses ou du pain à la boulangerie, ou un sca de riz au village de temps en temps. Une des choses les plus dérangeantes reste encore le fait d’être appelé boss ou patron à longueur de journée.
Au final, le travail était plaisant, l’équipe dans la société sympa et les gens en général très gentils et accueillants. J’ai tout de suite accroché et nous avons pris la décision de migrer notre famille au Congo !
Heureusement, nous avions commencé les cantines et la liste de colisage en avance car c’est un sacré boulot de migrer uniquement quelques mètres carrés de sa vie pour en commencer une nouvelle…
Nous avions adopté un chat sauvage 2 ans auparavant et nous avions décidé de le ramener avec nous vivre en appartement au Congo. Évidemment il a fallu qu’il se blesse juste avant mon départ et donc il avait une collerette avec impossibilité de retourner dehors. Il n’avait jamais vécu en intérieur, cela a été un défi pour Barbara de l’habituer à vivre dans la maison avec une litière artisanale (puisqu’il ne voulait pas aller dans une classique…)
Je suis rentré pour Noël, afin de passer les fêtes en famille et surtout pour venir récupérer Barbara, Jules et Mariane.
C’était notre premier long voyage avec les enfants qui ont été très sages.
Ce fût plus compliqué pour JC (Jean Claude notre chat) qui malgré les cachets, pleurait beaucoup dans sa cage et s’est mis à uriner sur Barbara dans l’aéroport de Paris… Je ne vous dit pas l’odeur dans l’avion pour aller jusqu’à PNR pendant 8h…
Contrairement à ce que nous avions pensé, cela a été plus facile pour Jules que pour Mariane de s’adapter. Quand à Barbara, il a vite fallu qu’elle trouve un travail car rester « femme d’expat » n’était pas du tout fait pour elle.

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