CONGO – CONKOUATI

Vous avez envie d’être isolé de la civilisation, de vous retrouver au milieu de nulle part dans une réserve naturelle où sont présents des éléphants, hippopotames, gorilles, chimpanzés, buffles, outardes etc… ? Le parc nationnal de Conkouati est là pour vous!

Nous débutons ce périple par un long trajet de 7H après un des plus violent orages qu’ait connu le Congo depuis des années avec des inondations dans toute la ville de Pointe-Noire et ses alentours.

Préparer ces quelques jours n’a pas été simple, il fallait prévoir la nourriture, la glace, le gasoil (pour le groupe et le retour), les affaires de pêches etc… et que tout rentre dans 2 pick-up.

La route est assez facile jusqu’à Madingo-Kayes, puis nous tournons à gauche pour emprunter la piste que nous suivrons jusqu’au bout. Et là c’est le début de la galère avec les grosses ornières, les pistes effondrées, le sable, les bourbiers… Conkouati ça se gagne!

A mi chemin, nous devons prendre un petit bac afin de traverser une rivière. Quand on voit l’état du bateau, on a pas du tout envie d’y monter dessus, encore plus avec 2 voitures. L’unique moteur fait 80 chevaux et il faut attendre que l’équipe arrive pour vider avec un pompe l’eau qui est à l’intérieure afin de permettre au bac de traverser… En plus, on nous avait informé qu’un couple d’hippos pas très gentils habite dans le coin.

Pour la petite histoire, un nouveau bac plus gros avait été mis en circulation mais il a été emporté par le courant et a coulé avec ses voitures à bord dans l’embouchure un peu plus loin…

Une fois le bac passé, il reste 3 belles flaques à passer en 4×4 low puis la route est meilleure jusqu’à l’arrivée où nous attend un joli site composé de plusieurs chambres et un grand espace centrale avec un grande table où nous pouvons manger tranquillement à 20.

Tout juste le temps de poser les affaires que nous voilà parti entre adulte pour une sortie pêche dans l’embouchure qui est très réputée pour attraper beaucoup de poissons (dont de grosses rouges). Au passage, nous en profiterons pour repérer les lieux afin d’y emmener les enfants plus tard.

Avec le courant, le spot de pêche avait changé et l’embouchure beaucoup plus compliquée à pêcher que ce qu’on nous avait dit. Au final pas une touche mais un belle sortie au coucher du soleil! Quel plaisir de naviguer au milieu des mangroves dans une eau plate en attendant les oiseaux et les singes autour.

Le lendemain, nous avons pris tout le monde direction l’embouchure et le banc de sable pour une sortie familiale (avec bien entendu de la pêche :p).

Le spectacle est magnifique!

A marée basse, l’eau se recule tellement que le sable forme une pointe qui rejoint presque l’autre rive. Nous insistons en pêchant dans le courant mais encore une fois aucune touche… Le poisson ne sera pas le diner du soir!

Retour à la case bredouille mais avec des images et des souvenirs inoubliables. Nous arrêtons même le moteur sur le retour afin d’écouter les sons provenant de la forêt qui sont vraiment impressionnants.

La longue table

Pour le dernier jour sur site, nous décidons de partir avec un guide nous enfoncer dans le parc afin d’essayer de voir des éléphants.

Le départ se fait assez tôt (6H30) et malheureusement comme toutes nos sorties aux Congo, nous ne voyons aucun éléphant ni buffle malgré la présence de traces fraiches au sol. Ils sont déjà rentrés dans la forêt nous dit notre guide. Nous en profitons pour aller voir les outardes et autres grands oiseaux. La balade est quand même très agréable même s’il faut faire très attention aux termitières qui sont présentes un peu partout dans les hautes herbes et qu’il ne faut surtout pas toucher avec la voiture.

L’après-midi, nous décidons d’aller voir l’île aux gorilles en bateau (interdiction formelle de trop s’en approcher). C’est impressionnant car ils nous regardent passer depuis leurs arbres et sont vraiment gros!

Après une dernière session de pêche au coucher du soleil et une dernière nuit, nous repartons le lendemain matin pas trop tard car nous apercevons un risque d’orage sur l’application météo.

Le retour fût plus mouvementé qu’à l’aller car la pluie s’en est mêlée et j’ai perdu une partie de mes freins.

8H pour rentrer chez nous c’est quand même très long pour 2 jours entiers sur place. Cette expérience nous a quand même donné envie d’y retourner mais plutôt à la période des mangues, c’est à ce moment que les éléphants sortent le plus pour venir les savourer.


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